Tenet, Lost in Translation, Les Amours imaginaires… 1 an, 100 films #1

Cela fait déjà quelques temps que ce défi m’était venu à l’esprit et j’avais vraiment envie de me lancer cette année. Ces dernières années, j’ai visionné énormément de séries et de courts-métrages (en témoigne les différents Courts de la semaine et les quelques articles réalisés sur des séries qui m’ont particulièrement plu). Et même si je commence à m’y connaître davantage, le cinéma n’a su réellement m’intriguer et capter mon intérêt qu’assez récemment. J’ai donc de facto un peu de « retard » à rattraper, ma connaissance se limitant aux comédies et drames romantiques, du fait des centaines d’heures passées avec ma mère quand j’étais plus jeune à en regarder (j’exagère à peine).

Je n’ai pas vu les différents Star Wars, Seigneur des Anneaux (shame on me, oui oui je sais !), Matrix ou Trainspotting, ni même La Ligne Verte, Le Parrain et La Liste de Schindler. Bon nombre de films m’ont toujours intéressée mais je n’ai jamais pris le temps de me pencher dessus : ce temps est donc révolu ! Le manque de connaissances cinématographiques n’est en rien problématique et je le sais, mais c’est un milieu qui m’intéresse chaque jour de plus en plus et je veux donc m’y plonger plus en détail, puis c’est aussi l’occasion de faire plein de belles découvertes et de sortir quelque part de ma zone de confort.

J’avais envie de me lancer sur le blog, car cela me donne une raison supplémentaire de m’y tenir, même s’il est vrai que le défi ne paraît pas insurmontable du tout, bien au contraire (100 en 365 jours, le calcul est vite fait, ça m’en fait environ deux par semaine, ça passe). Le choix du nombre 100 me paraît être un bon début (puis 100 ça sonne bien et en plus, c’est un chiffre rond) et me semble être un but atteignable, quitte à refaire ce défi l’année prochaine avec un objectif plus haut. Cela me paraît être le bon compromis, d’autant plus qu’avec une année à venir qui s’annonce déjà bien chargée, je ne vais pas forcément avoir le temps et l’envie de passer deux heures devant mon écran chaque soir.

// Qu’on se le dise, je ne compte pas transformer ce blog en site de critiques de cinéma (loin de là) : Nina Con Limón reste bel et bien avant tout un lieu de partage de recettes végétales. Mais j’ai aussi envie d’y partager d’autres aspects de ma vie quotidienne et ici en l’occurence mes découvertes cinématographiques. Cela me permettra également d’avoir un rythme de publication un peu plus soutenu car les articles culinaires me demandent quand même pas mal de temps de préparation, à la fois pour l’élaboration de la recette et les rectifications quand le résultat n’est pas à la hauteur de mes attentes, mais aussi pour les photos, sachant que je n’ai pas forcément toujours le matériel à disposition. //

Je veux donc partager avec vous tous les films que je regarde cette année sous la forme de plusieurs articles en en faisant une présentation assez rapide et en exposant ce qui m’a plu (ou pas) à chaque fois. Je n’ai clairement ni l’envie de vous noyer sous les explications ni d’y passer tout mon temps libre, j’irai donc à l’essentiel. Je ne prétends absolument pas être une experte en cinéma, bien loin de moi l’idée, je veux juste vous partager ici mes pensées à chaud. Je n’ai pas encore fait de sélection définitive, simplement une liste éclectique que j’allonge au fur et à mesure en fonction de mes envies, avec des films cultes et des classiques mais pas que. En espérant que l’espace de commentaires se transformera en un lieu d’échange entre novices, amateur.e.s et expert.e.s !

Trêve de bavardages, voici la première sélection de ce défi 1 an 100 films !


1. Tenet – Christopher Nolan

Muni d’un seul mot – Tenet – et décidé à se battre pour sauver le monde, notre protagoniste sillonne l’univers crépusculaire de l’espionnage international. Sa mission le projettera dans une dimension qui dépasse le temps. Pourtant, il ne s’agit pas d’un voyage dans le temps, mais d’un renversement temporel…


Je suis allée voir Tenet lors d’une avant-première organisée par un cinéma de ma ville. J’avais visionné la bande-annonce l’après-midi, qui ne m’avait pas forcément donnée plus envie que ça, mais je m’étais dit qu’un film de Nolan restait un film de Nolan et que j’avais peu de chances d’être déçue. J’ai donc commencé le film sans grande conviction en espérant une agréable surprise que je n’ai pas eu.

Si le principal point positif de Tenet réside pour moi dans la bonne maîtrise technique des scènes d’action, beaucoup d’autres aspects m’ont grandement déçue. Déjà, le trop-plein d’action et les plans ultra cutés qui empiètent sur le scénario et n’apportent que rarement un véritable quelque chose à l’histoire, qui se veut pourtant complexe et a priori intelligente. Les personnages ne sont pas assez exploités (notamment les personnages féminins qui sont écrits de façon assez merdique je trouve), ce qui est dommage au vu du casting car les acteurs principaux auraient pu apporter une vraie plus-value au film. Les gros retournements de situation dont Nolan a l’habitude d’user et d’user encore ont ici aussi leur place, mais j’ai eu l’impression qu’ils étaient pour certains forcés et qu’ils en devenaient clichés, et donc de fait parfois assez prévisibles pour peu qu’on ait déjà visionné un de ses films. Le film est, je trouve, très (trop) dense si bien qu’il m’a paru à la fois beaucoup trop court mais aussi beaucoup trop long.

En définitive, Tenet est un film qui m’a beaucoup déçue. Si je suis d’habitude plutôt amatrice des films de Nolan, je suis vraiment totalement passée à côté de l’intérêt de celui-ci, qui se rapproche plus pour moi du gros blockbuster que du film avec une vraie réflexion sur le temps que l’on pouvait attendre d’un réalisateur de renom. Je dois néanmoins avouer que sur le plan technique, les scènes d’action à double temporalité sont la plupart du temps très bien maîtrisées.


2. Lost in Translation – Sofia Coppola

Bob Harris, acteur sur le déclin, se rend à Tokyo pour tourner un spot publicitaire. Il a conscience qu’il se trompe – il devrait être chez lui avec sa famille, jouer au théâtre ou encore chercher un rôle dans un film – mais il a besoin d’argent. Du haut de son hôtel de luxe, il contemple la ville, mais ne voit rien. Il est ailleurs, détaché de tout, incapable de s’intégrer à la réalité qui l’entoure, incapable également de dormir à cause du décalage horaire. Dans ce même établissement, Charlotte, une jeune Américaine fraîchement diplômée, accompagne son mari, photographe de mode. Ce dernier semble s’intéresser davantage à son travail qu’à sa femme. Se sentant délaissée, Charlotte cherche un peu d’attention. Elle va en trouver auprès de Bob…


Cela faisait longtemps que j’avais entendu parler de Sofia Coppola, de sa filmographie et notamment de Lost in Translation (en très bien d’ailleurs, disons le) mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de visionner ce film. Récemment, la youtubeuse clararunaway en avait parlé dans sa vidéo « Des films pour débuter en cinéma » en expliquant à quel point elle avait aimé ce film qui faisait pour elle partie de ses incontournables. Sa critique m’a donc donné envie de me lancer et je n’ai clairement pas été déçue.

Déjà, ce film m’a beaucoup touché. Si j’avoue que le genre des comédies romantiques est de loin un de ceux que je maîtrise le mieux, Lost in Translation s’éloigne des clichés et conventions propres au genre en proposant une romance poétique et singulière, tantôt drôle, tantôt émouvante. Sur le plan technique, les plans sont indéniablement magnifiques et le film est parfaitement rythmé en prenant bien son temps sans qu’il n’y ait pour autant de longueurs. Le casting est très bon, si bien qu’on ressent une vraie alchimie à l’écran entre Scarlett Johansson et Bill Murray. L’intrigue se passant au Japon, le film nous transporte à l’autre bout du monde et nous offre un total dépaysement.

En définitive, Lost in Translation est un film que je recommande chaudement dans lequel Scarlett Johansson et Bill Murray forment un duo original et de premier choix. À la fois divertissant mais aussi profondément touchant, je n’ai sincèrement pas vu le temps passer.


3. Les Amours imaginaires – Xavier Dolan

Francis et Marie, deux amis, tombent amoureux de la même personne. Leur trio va rapidement se transformer en relation malsaine où chacun va tenter d’interpréter à sa manière les mots et gestes de celui qu’il aime…


Xavier Dolan fait partie de ces réalisateurs qui avaient réussi à éveiller ma curiosité par le passé. Après en avoir énormément entendu parler (en positif généralement), je m’étais lancée il y a quelques années avec Mommy, que j’avais beaucoup aimé, puis plus récemment avec Juste la fin du monde que j’avais trouvé assez intéressant même s’il ne m’avait moins emballée. Ma meilleure amie m’avait conseillée Les Amours imaginaires et, en voyant qu’il faisait partie du catalogue Netflix et OCS, j’ai tout de suite eu envie de me faire un avis.

Je dirais que de manière générale, j’ai bien aimé le film même si quelques points selon moi pêchent. Premièrement, les plans sont très esthétiques avec un superbe travail sur les couleurs. Les musiques sont choisis avec grand soin et vont de Dalida à The Police en passant par The Knife, Indochine, France Gall et Bach (très éclectiques donc). De plus, le film offre un découpage original, en proposant en parallèle de l’intrigue des témoignages de femmes et d’hommes à propos de relations, d’amour et de jalousie qui viennent marquer une pause dans l’histoire principale. J’ai trouvé les dialogues bien écrits dans l’ensemble, par moments drôles, piquants et/ou touchants. J’ai également bien apprécié le jeu de Monia Chokri et Xavier Dolan et le développement des personnages qu’ils interprètent (respectivement Marie et Frank). J’ai par contre eu beaucoup plus de mal avec le personnage de Nicolas, que j’ai trouvé la plupart du temps agaçant au possible. Je n’ai clairement pas su comprendre ce qui était censé faire son charme et pourquoi les deux protagonistes étaient terriblement attirés par lui. Sur le plan technique, on notera également des ralentis un peu trop nombreux et qui ne sont pas toujours nécessaires, ainsi qu’une caméra qui a parfois un peu la bougeotte.

En définitive, Les Amours imaginaires est un film très intéressant sur le plan esthétique et qui a le mérite d’avoir une bande son incroyable. S’il m’a été assez facile de rentrer dans l’histoire grâce aux personnages de Marie et Frank, j’ai pour autant été à plusieurs reprises un peu sortie du film à cause du personnage de Nicolas.


4. Les Fils de l’homme – Alfonso Cuarón

Dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, l’annonce de la mort de la plus jeune personne, âgée de 18 ans, met la population en émoi. Au même moment, une femme tombe enceinte – un fait qui ne s’est pas produit depuis une vingtaine d’années – et devient par la même occasion la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Un homme est chargé de sa protection…


Cela faisait plus d’un an que mon copain me parlait du film Les Fils de l’homme, qu’il avait beaucoup aimé lorsqu’il l’avait vu pour la première fois, et qui était selon lui une très bonne dystopie. On a donc pris le temps en début du mois pour se poser et le regarder ensemble.

J’ai dans l’ensemble vraiment beaucoup aimé ce film. Sur le plan technique, j’ai apprécié les quelques plans séquences du film qui sont vraiment réussis et apportent clairement une plus-value à l’oeuvre finale. Les Fils de l’homme contient quelques scènes d’action (très belles par ailleurs) qui, contrairement à mon ressenti face à Tenet, m’ont semblé ici utiles en faisant avancer intelligemment l’histoire sans pour autant prendre le pas sur le scénario. Le film est rythmé comme il faut et parvient ainsi à nous tenir en haleine de bout en bout. Le réalisateur en profite d’ailleurs également pour aborder des thématiques telles que le traitement des migrants et réfugiés et la naissance de politiques autoritaires à l’heure des crises sociales (des thèmes qui n’auront donc jamais été autant d’actualité). De plus, le casting est bon avec des acteur.trice.s talentueux.ses : on retrouve notamment Clive Owen dans le rôle principal mais aussi Juliane Moore dans le rôle de l’ex-femme activiste. Mention spéciale à Michel Caine qui livre une prestation drôle et touchante.

En définitive, Alfonso Cuarón offre avec Les Fils de l’homme un film d’anticipation efficace et réussi avec un univers dans lequel on se plonge très rapidement. Le film n’hésite pas à prendre son temps sans qu’il n’y ait pour autant aucune longueur, tout en maintenant une vraie tension du début à la fin. Je recommande.


5. Get Out – Jordan Peele

Chris Washington est un jeune photographe noir qui partage depuis quelques mois la vie de Rose Armitage. Il accepte de passer un week-end chez les parents de Rose, pour rencontrer sa belle-famille. Alors qu’il est inquiet des réactions que sa couleur de peau pourrait susciter, il est accueilli très chaleureusement par Dean et Missy Armitage. L’ambiance dans la grande propriété recèle cependant une atmosphère étrange, qui ne va pas en s’arrangeant lorsque les parents de Rose organisent une grande réception avec tous leurs proches.


Qu’on se le dise, les films d’horreur, c’est d’habitude vraiment pas mon truc. Si j’ai déjà vu certains classiques (tous les Scream, Conjuring…) et d’autres productions moins cultes, il est vrai que ce genre reste pour moi très méconnu. J’aime bien et je regarde des thrillers, mais tout ce qui est sang et tortures/morts dégoûtantes, vraiment ça ne passe pas. Au mieux, ça me tend et j’ai du mal à m’endormir, au pire je me mets à pleurer et je garde les yeux ouverts une bonne partie de la nuit. Alors quand je dois en regarder un, je m’assure déjà d’être accompagnée et surtout, je choisis bien le film en question de façon à ce qu’il n’y ait pas du tout de gore, de body horror ou de torture porn. Là, pour Get Out, je m’étais volontairement tout fait spoiler du début à la fin car je ne pensais sincèrement pas au début que je pourrais le regarder. Mais finalement, l’histoire et les retournements de situation m’ont donné envie de voir ce que ça donnait concrètement à l’écran.

Gros point positif pour moi, qui m’a permis de le regarder, Get Out n’est absolument pas un film d’horreur gore. Certains le qualifient même de thriller horrifique pour vous donner une idée. La tension est donc palpable assez rapidement, même si en apparence la petite famille a l’air au départ plutôt parfaite et très chaleureuse. Bien que je n’ai pas eu la surprise des retournements de situation car je connaissais déjà le scénario, ces derniers ne me semblent pas trop prévisibles. De plus, le sujet du racisme est, je trouve, habilement amené et bien traité. Enfin, si je ne connaissais pas Daniel Kalluya (Chris) dont j’ai vraiment bien apprécié le jeu, j’ai retrouvé dans ce film bon nombre de têtes connues comme Allison Williams, que j’avais connue grâce au personnage de Marnie dans Girls, mais aussi Catherine Keener (40 ans toujours puceau) et Bradley Whitford (The Handmaid’s Tale).

En définitive, Get Out est un film d’horreur que je recommande, idéal pour les froussard.e.s comme moi et avec un bon casting. Si la tension monte crescendo, cette fiction ne tombe jamais dans le gore très graphique (ce qui est pour moi littéralement insupportable).


Voilà, c’est tout pour la première sélection. Ce projet me tient vraiment à coeur et j’espère donc que je saurai vous donner envie de (re)découvrir tout un tas d’oeuvres. On se retrouve très bientôt, que ce soit pour une recette ou pour le #2 de 1 an 100 films !


L’image mise en avant est une oeuvre de SO_KO. Vous pouvez retrouver son travail ici.

Une réflexion sur “Tenet, Lost in Translation, Les Amours imaginaires… 1 an, 100 films #1

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