Les Culottées, ou comment visibiliser les femmes de façon drôle et ingénieuse

Clémentine Delait, Agnodice, Christine Jorgensen, Phoolan Devi, Temple Grandin, Frances Glessner, Jesselyn Radack… Pour la plupart, ces noms ne doivent rien vous évoquer, au mieux un souvenir lointain, ou l’impression de les avoir déjà entendus « quelque part ». Ces personnalités ont pourtant toutes au moins deux points communs : ce sont « des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent » et leurs histoires sont toutes compilées dans les superbes bandes dessinées Les Culottées.

À l’occasion de la sortie en mars de l’adaptation vidéo des deux tomes des Culottées sur France TV, je reviens dans cette article sur l’oeuvre de Pénélope Bagieu ainsi que sur la mini-série qui en a été tirée.


Parues en 2016 et 2017 aux éditions Gallimard et pré-publiées sur un blog hébergé par Le Monde, Les Culottées sont des bandes-dessinées désormais reconnues de tou.te.s ayant notamment reçu l’Eisner Award (les “Oscars de la bande dessinée”) de la meilleure édition américaine d’un ouvrage international en 2019 au Comic-Con de San-Diego en Californie.

Femmes de tous temps, de toutes nationalités, milieux sociaux et origines culturelles, qu’elles soient avocates, astronautes ou impératrices, autrichiennes ou afghanes… L’autrice et dessinatrice Pénélope Bagieu célèbre avant tout avec Les Culottées la diversité. On suit dans chaque tome le portrait de 15 femmes hors-normes sur 5 à 10 planches, de leur naissance à leur mort.

Avec toujours une pointe d’humour bien dosée, une forte portée didactique et de très belles illustrations, l’autrice réussit un tour de force : visibiliser les invisibilisées, les oubliées d’une Histoire généralement écrite par les hommes, celles qui n’ont jamais été reconnues ou dont personne ne connaît le nom. Des femmes qui se sont émancipées et  souvent battues, plus ou moins directement, contre les préjugés de la société, contre le patriarcat, contre les hommes qui les entouraient parfois, afin de s’épanouir et prendre la place qui leur revenait de droit. Des femmes qui sont, à leur manière, extraordinaires.


Début mars est sorti l’adaptation vidéo sur France TV, réalisé par Mai Nguyen et Charlotte Cambon, toutes deux diplômées de l’École des Gobelins et de La Poudrière. Dans 30 épisodes de 3 à 4 minutes, la voix de Cécile de France nous permet de (re)découvrir les histoires incroyables de Joséphine Baker, Annette Kellerman, Wu Zetian, Katia Krafft ou encore Hedy Lamarr.

Bien que je préfère les bandes-dessinées qui ont pour moi un charme inégalable, l’adaptation reste assez fidèle aux oeuvres originales, bien que certains détails aient été passés sous silence pour permettre un format court assez « catchy ». Moins narrative, à la violence souvent atténuée et bien plus fournie en dialogues, cette version animée me paraît très adaptée aux enfants.

Si la mini-série Culottées vous intéresse, elle est disponible ici en replay jusqu’en juillet 2020.

Une réflexion sur “Les Culottées, ou comment visibiliser les femmes de façon drôle et ingénieuse

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